Dire non aux heures supplémentaires? C’est possible…

Paru le 14 juillet 2011 dans 24 heures par Marianne Favre Moreillon

Les heures supplémentaires, une institution qui a tendance à se systématiser. Dès l’instant où la masse de travail fluctue, les heures supplémentaires se pointent sans prévenir et viennent s’imposer aux collaborateurs. Mais on le sait bien, il faut toujours une exception pour confirmer la règle. En l’occurrence, il s’agit même de plusieurs exceptions…

Heures supplémentaires à tout va
Comme leur nom l’indique, les heures supplémentaires viennent s’ajouter au temps de travail prévu contractuellement. Elles n’ont de raison d’être que lorsque la durée hebdomadaire de travail convenue contractuellement ne suffit pas pour effectuer les tâches requises. Ce sont dès lors les circonstances concrètes et momentanées, inhérentes à l’entreprise ou de nature économique, qui peuvent justifier des heures supplémentaires.

Dès l’instant où elles apparaissent objectivement nécessaires, le travailleur peut être confronté à des heures supplémentaires et a, le cas échéant, l’obligation de s’y soumettre.

Le collaborateur ne peut toutefois y être obligé qu’à condition qu’il puisse s’en charger personnellement et dans la mesure où les règles de la bonne foi permettent de le lui demander.

Certains collaborateurs nécessitent une attention toute particulière et ne peuvent être soumis à des heures supplémentaires. Qui sont-ils?

Les jeunes travailleurs
Les travailleurs de moins de 18 ans révolus doivent bénéficier de plus d’égards que les collaborateurs ordinaires. Ils ne peuvent être affectés à une durée de travail quotidienne supérieure à celle des autres personnes occupées dans l’entreprise et ne peuvent en aucun cas travailler plus de 9 heures par jour.

Notons que ce temps englobe non seulement le temps de travail effectif, mais aussi les pauses, le travail supplémentaire ainsi que le temps consacré pendant les heures de travail à la préparation des cours.

Les futures mamans
Durant la grossesse, la femme est plus sensible aux nuisances et aux contraintes liées aux conditions et au milieu de travail. Etre l’objet d’un horaire inadapté peut entraîner des conséquences graves pour la future maman.

Ainsi, la durée ordinaire de la journée de travail prévue par le contrat ne peut être prolongée et ne peut en aucun cas dépasser 9 heures de travail, même si une durée supérieure était prévue par contrat.

Les heures supplémentaires font certes partie intégrante du monde du travail. Mais, si vous êtes enceinte ou avez moins de 18 ans, vous avec le droit de dire non.
 

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