Heures supplémentaires? Pas toujours compatibles

Paru le 5 septembre 2011 dans 24 heures par Marianne Favre Moreillon

Burn out, surmenage, stress, fatigue, dépression… trop d’heures supplémentaires menacent l’équilibre personnel du collaborateur et portent atteinte à sa sphère privée. Certaines circonstances, propres à divers collaborateurs, rendent en outre l’accomplissement d’heures supplémentaires inadéquat voire impossible. Pleins feux sur les situations à éviter coûte que coûte.

L’envers de la formation continue
La formation professionnelle continue constitue un plus, voire une nécessité pour l’entreprise et le collaborateur. Mais cela est sans compter avec les risques de surmenage auxquels ce dernier s’expose.

Afin de ne pas se retrouver sous l’eau, le collaborateur a en effet tendance, au retour ou en prévision de ses jours de formation, à effectuer de nombreuses heures supplémentaires. Il doit alors gérer les heures de formation, le temps nécessaire à la préparation des cours ou des examens, le temps de travail ainsi que les heures supplémentaires. L’employeur est tenu de veiller à ce que de telles situations ne se présentent que rarement et ne lèsent en aucun cas la vie privée de ses employés.

Comment jongler entre deux employeurs?
La situation du collaborateur à temps partiel qui effectue des heures supplémentaires chez l’un ou l’autre de ses employeurs, est délicate. En effet, chaque employeur pourrait lui demander d’effectuer des heures supplémentaires tout en ignorant que l’autre employeur fait de même.

Les employeurs sont dès lors tenus d’éviter qu’une telle situation se présente et s’assurent que ledit travailleur ne se retrouve pas dans une situation de surmenage et de fatigue sans qu’aucun d’eux ne s’en rendent compte.

Collaborateur avec responsabilités familiales
Les travailleurs avec responsabilités familiales bénéficient aussi d’une protection particulière. Prenons le cas d’une collaboratrice qui a des enfants en bas âge et doit aller les chercher à la crèche après le travail. L’employeur doit faire preuve d’un devoir de surveillance et de diligence accru à l’égard de cette dernière. Selon le droit suisse, il ne peut l’affecter à des heures supplémentaires que dans la mesure où elle pourrait s’en charger.

Et l’entreprise dans tout ça?
Les collaborateurs ne sont pas les seuls à pâtir des heures supplémentaires. Pour l’entreprise, trop d’heures supplémentaires est souvent synonyme de moins de productivité du collaborateur, d’absentéisme lié au burnout, de mauvaise ambiance au travail ou encore de plus de risques d’incidents.
 

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